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Le visiteur est venu volontairement. Il accepte de rester s’il comprend vite pourquoi.
GUIDE · DIFFUSION
La question arrive presque toujours à l’envers : « on voudrait une vidéo de deux minutes ». Deux minutes pour qui, vue où, dans quelles conditions ?
La durée n’est pas un choix esthétique. C’est une conséquence du canal, du moment et de l’état d’esprit de celui qui regarde. Et elle se décide avant le tournage, parce qu’elle change ce qu’il faut filmer.
Le visiteur est venu volontairement. Il accepte de rester s’il comprend vite pourquoi.
La décision se joue dans les toutes premières secondes, souvent sans le son.
Le spectateur a cherché quelque chose. Il tolère la durée si le contenu tient.
Sans son, en boucle, vu de loin et de biais. Le texte à l’image devient central.
Un temps d’antenne compté. Trop long, le film est coupé devant tout le monde.
L’audience est captive mais exigeante : elle connaît le sujet mieux que personne.
La durée est un résultat, pas une donnée d’entrée.
Un format vertical ne se fabrique pas correctement à partir d’un cadrage horizontal.
S’il sera vu sans son, cela change le tournage, pas seulement le montage.
Un master et des extraits valent mieux qu’un seul film qui essaie de tout faire.
On peut, mais elle sera moyenne partout. Il vaut mieux un film principal et des déclinaisons pensées dès le tournage, plutôt qu’un compromis unique.
Mal. Le cadrage horizontal place l’essentiel sur les côtés, qui disparaissent au recadrage. Si le vertical est prévu, il se tourne.
Dès qu’une diffusion sans son est possible — réseaux sociaux, écran de hall, consultation au bureau — oui. C’est une décision de cadrage, pas une option de fin.
Oui, quand le spectateur est venu pour ça : documentaire, formation, contenu YouTube recherché. Ce qui tue une vidéo, ce n’est pas sa durée, c’est le moment où elle cesse d’apporter quelque chose.
Vous savez où le film sera diffusé ? C’est déjà l’essentiel. Parlons-en.
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